Zombillénium - présentation du Parc

[Lecture] Zombillénium – une BD horriblement divertissante

Alors qu’il est bien décidé à braquer un magasin et éventuellement faire la peau à l’amant de sa femme, Aurélie croise le chemin de Gretchen la sorcière qui change son arme en banane. Il prend ses jambes à son coup et fini renversé par une voiture. Au volant de celle-ci, le directeur du parc d’attraction Zombillénium, Francis Van Bloodt, vampire de son état. Il n’a alors plus d’autre solution que d’embaucher notre pauvre Aurélie en le transformant en vampire – il sera ensuite transformé en démon. Il prend ensuite place à bord de la voiture accompagné de Sirius, squelette, et Aton Noudjemet, momie de pharaon. Ce dernier venant d’être raisonné par les deux autres après une tentative de fugue vers Le Caire.

Tome 1 : Gretchen

L’histoire démarre sur les chapeaux de roues et nous emmène vers ce parc d’attraction où les monstres sont les employés, désignés pour effrayer les visiteurs. Le parc ne se porte pas très bien mais le sang neuf apporté presque par hasard permettra de redonner un coup de fouet à cette entreprise en crise.

Aurélien prendra le poste de vendeur de barbe-à-papa, y commettra une faute grave en donnant une crise cardiaque à une visiteuse. Il sera alors transféré au train fantôme où il signera son contrat à durée déterminée malgré les manoeuvres des zombies pour le pousser de nouveau hors du parc.

Zombillénium - accident d'Aurélien

Tome 2 : Ressources Humaines

Sirius le squelette tombe dans un malheureux guet-apens et se fait mettre en pièces par des humains voulant s’infiltrer dans le parc. Ils mettront une sacrée pagaille en essayant de finalement s’enfuir. En parallèle, une famille a priori normale entre au parc. La mère, Hélène, ne sait pas garder son sang-froid et le fils, Tim, prend le large laissant ses parents à sa recherche. Le directeur du parc, Francis Van Bloodt, reconnait difficilement Hélène qui avait abandonné un bébé démon sur le site durant la construction du parc des années auparavant. Le jumeau maléfique de Tim est employé par le parc et l’impensable se produira, les deux fusionneront dans un même corps. Hélène connaitra une fin tragique et sera employée par le parc.

Tome 3 : Control Freaks

Un consultant envoyé par le PDG Béhémoth, Jaggar, visite le parc Zombillénium et enfreint la règle numéro 1 établie par Francis : ne pas tuer d’humain. Les deux règlent alors leurs comptes comme tous bons vampires qu’ils sont, en se battant et en se transformant en chauve-souris. Jaggar rétablit alors le droit de tuer des humains pour les employés du parc afin de satisfaire le quota d’âmes à récolter pour Béhémoth, le Big Boss.

S’engage alors une scission dans le groupe de salariés puisque certaine sautent sur l’occasion de croquer du vivant tandis que les autres prennent le parti de leur ancien chef, Francis. En guise de rébellion, menée par Aton et et Sirius, les monstres malmènent les visiteurs en les insultants afin de les faire quitter le parc. Aton finira par être viré et descendre au niveau -9 avec les licenciés précédents. L’intrigue autour des parents de Gretchen s’ouvrira de nouveau.

Zombillénium - roller coaster

Une satire de notre société

La série de bandes-dessinées de Arthur De Pins met en fait en perspective les aspects socio-culturels de nos entreprises modernes. Avec en ligne de mire l’attrait pour toujours plus de profits au détriment du bien-être des employés. Les classes socio-profesionnelles sont représentées par une certaine catégorie de monstres. Les zombies sont les ouvriers, les loups-garous sont les cadres, les dirigeants des vampires et le grand chef est le diable. Les intrigues sont truffées d’humour et de références à des films d’épouvante ou à certains chanteurs morts ce qui rend le tout vraiment très agréable à lire.

On se prend rapidement au jeu de ces lectures fluides et rapides, notamment grâce au style graphique très épuré. Pas de gros trait noir autour des personnages, les couleurs existent sans cadre et donnent pleinement vie aux personnages et aux décors. Les personnages semblent presque animés lorsque l’on parcoure les cases tellement le style est dynamique. Chacun possède une personnalité propre qui transparait dans chaque trait de dessin pour le représenter. Une belle réussite qui a été transposée dans un film en 2017.

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